« Contrer l’offensive néo-libérale et la remise en cause des acquis sociaux et démocratiques des travailleurs »

Chaque année en Algérie comme partout dans le monde la journée du premier mai est célébrée comme journée des combats des travailleurs. Le 1er mai 2015 intervient dans un contexte très particulier que traverse l’Algérie et que vivent les travailleurs.
Notre pays en tant qu’état national est visé par l’impérialisme mondial et ses relais nationaux et les richesses nationales sont plus que jamais convoitées.
Aux menaces sécuritaires aggravées par la déstabilisation des pays de la région viennent se greffer les pressions du capital international et de ses institutions financières. La baisse provoquée des prix du pétrole qui assure l’essentiel des revenus de la nation vient hypothéquer dangereusement la stabilité et le développement de notre pays.
Au plan national le capitalisme spéculatif adossé à la rente a pris le dessus sur les forces productives et affiche clairement ses visées sur les richesses nationales ambitionnant de prendre les commandes du pays et de contrôler tous les secteurs y compris ceux relevant de la souveraineté nationale.
Afin de faire face à ces défis l’Algérie n’a pas d’autres choix que de renforcer le front intérieur des forces nationales. Ceci implique la refondation d’un état national démocratique assis sur le droit et la citoyenneté et garantissant la liberté d’expression, d’association et de manifestation. Ceci implique aussi une politique économique et sociale basée sur les forces productives consacrant la souveraineté de la nation sur les richesses nationales et garantissant la justice sociale et des standards sociaux assurant une vie décente à chaque Algérien.
Le défi qui se pose aux travailleurs et à leurs syndicats est la mise en échec de la politique qui consiste à remettre en cause leurs acquis démocratiques et sociaux et à généraliser la précarité de l’emploi et le secteur informel.
Cette remise en cause du statut salarial en Algérie est véhiculée notamment par :
– L’avant-projet du code du travail qui vise à transformer le salariat en précariat tout en limitant d’avantage les droits syndicaux, de grève et à la négociation collective qui sont d’ailleurs quasiment inexistant dans le secteur privé.
– La diminution de la part des salaires dans le revenu national à cause de la politique salariale en vigueur, de l’article 87 bis définissant le SNMG qui n’a pas été abrogé mais seulement amendé d’un côté et d’une politique fiscale injuste qui pèse surtout sur les salaires et les pensions de retraite de l’autre.
– Les attaques visant à remettre en cause la protection sociale en faveur des catégories défavorisées en général et du système de sécurité sociale basé sur les principes de la répartition et de la solidarité.
– La politique de la marchandisation de la santé caractérisée par une remise en cause graduelle de la médecine gratuite et le désengagement de l’état et par l’effort insoutenable imposé aux ménages pour financer les couts liés à la santé. La promulgation de la nouvelle loi relative aux mutuelles sociales et le projet de loi relative à la santé s’inscrivent en droite ligne dans cette politique.
– La remise en cause graduelle de la démocratisation de l’éducation.
– Le chômage qui touche particulièrement les jeunes de moins de 30 ans et les femmes est une conséquence du déplacement du centre de gravité de l’économie nationale de la sphère productive vers la sphère spéculative adossée à la rente.
Faisons de ce premier mai un moment de réflexion et de mobilisation pour une Algérie démocratique et sociale.
Construisons la résistance pour affirmer fort :
– Non aux remises en cause des acquis socio-économiques des travailleurs.
– Non à la remise en cause de la politique de protection sociale en faveur des catégories sociales défavorisées et du systéme de sécurité sociale basé sur le principe de la répartition.

– Oui à une plus juste répartition du revenu national et à une amélioration de la condition salariale.

– Non à la remise en cause des acquis démocratiques des travailleurs notamment les atteintes aux droits d’association, syndical, de grève et de manifestation.
– Oui à la consécration et au développement du droit à la négociation collective dans tous les secteurs d’activité et à l’instauration du droit d’extension.
– Liberté pour les chômeurs emprisonnés et réintégration des syndicalistes licenciés.
– Pour un syndicalisme combatif, unitaire et solidaire.
Vive la solidarité des travailleurs au plan national et international.
Alger le 25 avril 2015
NB : La célébration aura lieu sous forme d’une rencontre débat le 01 mai 2015 à partir de 10 Heures au siège de la LADDH sis à 12 rue docteur Saadane Alger (en face de la DG de la Douane Algérienne).
Les signataires :
Pour la LADDH Hocine Zehouane
– Pour le MDS Yacine Teguia
– Pour le PST Mahmoud Rechidi
– Pour la Moubadara du 24 février Djamel Eddine Kherouf
– Pour le Comité National de Défense des Libertés Syndicales (CNDLS) Ahmed Badaoui.
– Nouredine Bouderba syndicaliste, ex membre de la FNTPGC-UGTA

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