Le MDS : «La nouvelle loi privilégie les intérêts des forces de l’argent»

Le parti du défunt Hachemi Cherif se rebiffe.

Veille de rentrée et dans sa déclaration au vitriol, rendue publique hier, le Mouvement démocratique et social pointe du doigt les errements et «contradictions» de la politique du «nouveau» gouvernement «dont la vocation, souligne-t-il, paraît être de se mettre en adéquation avec une ligne basée sur des illusions masquant une forme de national libéralisme». Tout en «se félicitant de certaines évolutions», comme l’abrogation du 87 bis, la libération des otages algériens et/ou la nouvelle loi contre les violences faites aux femmes, le MDS n’en tire pas moins la sonnette d’alarme quant aux périls des régressions à venir.

Le MDS déclare ainsi «craindre » que le nouveau code du travail vide le cadre juridique régissant la relation de travail de «tout aspect progressiste». «Il porte en lui une remise en cause grave du droit de grève, souligne-t-il : avec une disposition qui stipule que la suspension de la relation de travail intervient de droit par l’exercice du droit de grève, même dans le cadre de la loi. Ce qui remet en cause un droit constitutionnel».

Le MDS note par ailleurs que le nouveau texte ne renferme «aucune disposition renforçant les droits de certaines catégories, comme les enfants ou la sécurité et la santé des travailleurs, alors qu’on assiste à une augmentation alarmante des décès dus aux accidents de travail». Plus grave, s’alarme-t-on, ce nouveau code vient «consacrer la précarité au nom de la flexibilité. Rien n’est fait pour lutter contre le travail informel qui constitue une plaie et le contrat à durée déterminée va pouvoir ainsi se généraliser ».

Tout cela constitue, d’après le MDS, une pression insupportable sur les salaires. «Il est clair que cela indique une volonté de privilégier les intérêts des forces de l’argent qui se sont avérées comme le principal soutien du pouvoir à l’occasion de la dernière présidentielle». Le conseil national du MDS s’est exprimé sur nombre d’autres sujets, dont la condamnation en appel de Ould Dada pour avoir diffusé une vidéo dénonçant le comportement de la police à Ghardaïa, ou l’interdiction d’un syndicat autonome à Sonelgaz «expressions spectaculaires », selon le MDS, appelant à la «rupture , la seule qui peut garantir que les acquis des luttes iront en s’élargissant et ne seront pas remis en cause». Le MDS annonce tenir sa conférence des cadres les 23, 24 et 25 octobre prochain, et son congrès avant la fin de l’année.

Mohand Aziri, El Watan 07 Septembre 2014
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